TRAIL | (Pila)trail un jour, (pila)trail toujours !!!

  • NOM DE L’ÉPREUVE : Le PILATRAIL
  • TYPE D’ÉPREUVE :  Trail
  • DISTANCE : 21 km et 1000 m de D+ / 42 km et 2200 m de D+
  • DATE : Dimanche 5 Juin
  • LIEU : Veranne (42)
  • TARIF :  21 € / 27 €
  • MÉTÉO : couvert et ensolleillé sur la fin… terrain plutot humide avec les averses de la nuit précédente
  • PARTICIPANTS : Vincent & Matthieu (42 km), Thierry, Sébastien & Lucille (21 km)
  • PHOTOS : Site PILATRAIL
  • VIDEOS : Vidéo résumé (3:41) & Vidéo drone (7:05)
  • RÉSULTATS :  21 km & 42 km

Je me r’mets au sport !

Reprise difficile après la naissance de Gabin. Le corps a du mal à se remettre de l’accouchement. Pourtant, j’ai besoin et envie de courir. Quelques séances chez l’ostéo, du repos, et en mars, youpi, je peux reprendre (le titi a presque 1 an) !!!

Matt fait le Pilatrail le 5 juin. Non, non, pas la dune du Pilat mais les monts du Pilat, dans le 42. Notre président, Thierry, a un pote dans un club de trail là-bas et a priori le coin est superbe. Il me dit que ce serait sympa que je vienne aussi. Je n’ai jamais couru avec un objectif. Ma devise, c’est plutôt « un esprit saint dans un corps saint » et pour cela, du run ! Allez, hop, c’est décidé, j’y vais aussi.

Mes Scott, achetées lors d’une finale du kilomètre verticale où j’avais vu Killian JORNET et Sébastien CHENIAU (l’anecdote !), ont quasi 3 ans et même si je ne suis pas une trailleuse assidue, elles accumulent quelques kilomètres et il faut que je m’en sépare. Ni une, ni deux : direction « Terre de running » à Saumur. Joahnn, très pro, très commerçant et très sympa, me fait opter pour des « Hoka one one ». Bizarre la sensation quand je marche, j’ai l’impression d’être bourrée !!! Puis un essai en mode course sur le tapis et hop, elles sont adoptées. Une p’tite paire de « New balance » aussi pour la route (au sens propre et figuré ; c’était l’opération « 2 achetées, la 3ème à 1 euro », fallait en profiter comme Matt avait besoin d’une paire de shoes de trail !!!).

Équipée, il faut maintenant suivre un plan d’entraînement car le Pilatrail, c’est 21 kms et 1000 m D+. Pas rien ! Avec un chéri traileur et un abonnement à Esprit Trail, trop facile ! Matt envoie le programme chaque mardi et jeudi avec la séance à faire. Ça facilite le truc. Pas de prise de tête, juste à suivre… C’est simple : le mardi c’est fractionné ; le jeudi séance de côtes (enfin vu le dénivelé ici, je dirais plutôt des côtelettes !!!). Et de temps en temps le dimanche (dans l’idéal car difficile de tout conjuguer), une sortie longue est la bienvenue (quand je dis longue, tout est relatif ; souvenez-vous, je débute donc c’est environ 15 km mais plutôt autour de 12 en fait).

En complément : du gainage. Ça tombe bien, sur la page Facebook de « Fourchette et Bikini » (que je recommande vivement), il y a un plan d’entraînement sur 1 mois. Très assidue, le mois de mars passe et je sens l’efficacité de ce travail. En avril, je continue sur ma lancée. Et en mai, comme je deviens aguerrie, je fais 1 minute de gainage, 30 sec. de repos, 1 minute de gainage et 5 pompes chaque matin avant la douche. J’ai bien senti la nécessité d’avoir la ceinture abdominale bien faite lors des accélérations et lors des côtes. C’est important d’avoir une bonne posture pour être plus à l’aise, plus performante et mieux conservée (on a moins mal au dos si on se tient mieux, c’est pas nouveau…) !!!

En route pour Véranne !

Bref, j’abrège un peu mais le temps passe donc et nous voilà le 3 juin. 1Vendredi soir. « Qu’est-ce que j’emmène ????!!!!! ». Mince, faut s’épiler, préparer le pique-nique du lendemain midi, le sac des loulous pour le WE (merci les cousines-ton
ton-tata !). Et aussi un peu de repos !

La nuit : je cours, je cours, je cours. Ah bah c’était pas si difficile le pilatrail… Jusqu’à ce que le réveil sonne !!!

Nous finissons de préparer les affaires, déposons les loulous et hop, direction chez notre Président : Thierry. La team « sport nature Bourgueillois » du WE est prêt à faire feu !

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C’est parti pour 5 heures de route. Ça commence mal, il pleut. Purée, dans quel état va être le terrain ???!!! Allez, n’y pense pas et écoute ce que racontent les mecs…

Petite pause déjeuner sur l’air des volcans d’Auvergne.3

La p’tite salade de l’effort est appréciable, tout comme
le chèvre de Sébastien. Que des bonnes choses !
Nous ne nous  attardons pas trop car il fait froid et y’a encore un peu de route.

 Un après-midi… sympathique !

15h00. Arrivée à Véranne. Waouh, c’est joli le paysage ! Mais re « waouh » : je comprends mieux les 1000 m+ en voyant le relief !!! Enfin, ça promet une vue superbe quand le sommet sera atteint… si le soleil daigne pointer le bout de son nez

L’arche de départ/arrivée est en place, l’orga’ aussi. Les douches sous tente, ça me fait assez marrer !!! Mais vraiment, c’est cool d’en avoir ! Nous nous faisons remarquer avec nos jolis polos ! La team SNB débarque !!!

19 20

Nous retrouvons Fifi, le copain de Thierry, qui nous accueille avec le sourire. Justement, le sourire et l’accueil chaleureux sont les maîtres-mots de ce WE. On sait recevoir à Véranne !

Petit point sur le timing : il faut retirer les dossards, aller déposer les affaires à la chambre d’hôtes, puis Pascal et Michèle, des potes de Fifi, nous emmènent chez un copain viticulteur. Les appellations, là-bas, c’est « Condrieu » et « Saint-Joseph » principalement.

Etape 1 : retirer les dossards. Ça se concrétise là ! J’en profite pour voir le profil des nanas qui courent. Se comparer aux autres, ce doit être typiquement féminin !!! Bon, ça m’avance pas plus, d’une part car il ne faut pas se fier au physique ; d’autre part, car il y a toutes les morphologies ! J’essaie de voir s’il y en a qui ont le buff des TEE (le  groupe « Trail entre Elles » de Facebook, un groupe de nanas qui courent beaucoup ou pas beaucoup mais qui partagent leurs aventures). Bon, pas un à l’horizon… Je verrai demain sur le départ. Un petit aperçu du parcours et vérification de mon nom sur la liste des coureurs. Bon, je suis bien inscrite !

Etape 2 : direction la chambre d’hôtes. Eh bein, ça a l’air chouette là-d’dans ! Une chambre de 2, une chambre de 3 ; la répartition est vite faite. Matt et moi ensemble ; Thierry, Vincent et Seb’ dans l’autre. Nous déposons nos affaires puis Pascal et Michèle nous rejoignent. Ils ont même prévu le monospace, ce qui nous permet d’être tous ensemble. Ils ont le sens de l’hospitalité, rappelez-vous ! Nous ne nous connaissons pas mais la conversation est vite engagée. Il s’annonce bien ce p’tit WE !!!

Etape 3 : la dégustation. Alors ce n’est pas la partie que sur laquelle je vais m’attarder car je n’y connais rien !!! Juste préciser que le vigneron a quand même fait déguster une douzaine de vins !!! Bon, il y avait le crachoir, ce n’était pas le moment de se prendre une cuite… Petite fantaisie au passage : un enterrement de vie de garçon au même moment, ça met un peu de piment !

Retour à la chambre d’hôtes… Visite du jardin. La salle avec ping-pong et baby-foot. La piscine. Bon, dommage, il ne fait pas assez chaud !!! Nous optons pour les transats. Les mecs appellent leur chérie et discutent. Moi je médite. Le stress monte !

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Un divin dîner

19h. Objectif : ne pas se coucher trop tard. Et puis nous avons faim. Hop, direction le restaurant. Fifi nous a réservé une table à l’Escale de Roisey. Je recommande vivement !!! Quel accueil là aussi ! Nous avions le sentiment d’être des V.I.P. !!! Énorme ! Comme nous n’avions pas eu le temps de déguster du blanc chez le vigneron, Pascal avait téléphoné au patron pour nous offrir une bouteille à l’auberge. Puis, la carte. Tout a l’air trop bon !!!!!! Par expérience des copains, il ne faut pas trop charger la mule. Alors, nous commandons raisonnablement, sans nous priver sur le dessert (excellent ce fondant au chocolat, tout comme le reste !). Vraiment top !

Nous ne repartons pas trop tard du resto pour essayer de nous coucher tôt. En rentrant, nous voyons dans le salon les propriétaires en train de regarder le foot. Thierry et Matt redescendront voir le match. Allez zou, au lit !

Je n’suis pas du matin…

Dimanche… Réveil à 6H00. Ça pique ! Nuit d’enfer. Réveillée toutes les 2 H, cauchemars, bref, pas paniquée du tout la nana ! Ahhhhhh j’ai mal au ventre !!!!!!! Voir la tête des mecs au réveil me redonne le sourire.

Petit dèj’. Rien ne passe. Première fois que ça m’arrive ! Même le kiwi ; c’est pourtant léger un Kiwi !!! Bon allez, je vais m’habiller, je verrai tout à l’heure pour le p’tit dèj. Je passe les détails sur les toilettes que j’ai visité en long, en large, en travers. La question du matin qui me poursuit : « Mais qu’est’c’que j’fais là ?????? » !!!!!!!! J’arriverai à finir mon kiwi, à boire un peu de jus d’oranges et à manger un petit bout de pain. Pas lourd tout ça… J’ai pris quelques raisins secs, des abricots secs et Matt m’a donné un genre de pâte de fruit à la poire tapée énergétique. Il m’a aussi mis une boisson énergisante au citron. Je n’en suite pas adepte mais bon, je n’ai jamais fait de « grande » distance et autant de dénivelé alors comme ils ont tous ça, je fais un peu le mouton sur ce coup-là.

Nous rangeons les affaires et c’est le départ vers Véranne. Matt et Vincent sont inscrits sur le 42 kms ; ils partent à 8h00. Thierry, Seb et moi, pour le 21 km, c’est 8h45. Arrivée sur le parking : impressionnant le nombre de voitures !!! Il y en a qui s’échauffent, d’autres qui finissent de se préparer tranquillement. Je me sens toute petite au milieu de cette foule de traileurs ! Nous assistons au départ du 42 km. Bon bah, ce n’est que le double de nous ! Thierry propose que nous nous échauffions un peu. Ça se précise, là !

Ça s’concrétise…

8h30. Le speaker annonce le petit quart d’heure restant avant le départ. 8h35. Ah, j’aperçois un buff « TEE ». Je vais discuter un peu, ça passera les interminables minutes qui nous séparent du coup d’envoi. Et puis c’est marrant, ça a quelque chose de rassurant, de familier de retrouver des nanas de la communauté TEE. Nous ne nous connaissons pas vraiment mais partageons le même sport, échangeons sur le sujet, faisons part de nos expériences, nos questions, nos ressentis. Bref, c’est sympa !13344608_10209245445594652_7849734514264517791_n

Je rejoins ensuite Thierry et Seb’. J’ai l’impression d’être entre mes 2 gardes-du-corps ou alors d’être une niche de chien au milieu de 2 gratte-ciel ! Le speaker prend la parole : un
hommage est rendu à un bénévole décédé récemment. Bon, ça refroidit un peu…

Et puis hop, ça y est, nous voilà partis !!! La fanfare locale donne le ton ; les spectateurs aussi. C’est rigolo l’ambiance ! Tu cours mais tu ne sais pas où tu vas ; tu suis comme un mouton. C’est bien, ça, l’image du mouton : j’ai le sentiment d’être au milieu du troupeau, et là, tout de suite, je me sens limite agoraphobe !!! Je me glisse sur un côté ; ça va mieux ! Le tour du village fini, le sérieux commence.

Ça grimpe !

Ah ouais, quand même, ça grimpe dur dès le début !!! Bon, j’aurai au moins couru pendant 1 km !!! Et les séances de côtes alors, elles ont servi à quoi ?! Bon, globalement, les gens marchent alors je fais comme eux. Ouh là, mes cuisses !!! Ça brûle déjà ! Euh en fait, je me croyais sportive mais… ?! Et la question du matin qui revient : « Qu’est-ce que je fais là ?! ». Bon, de toute façon, maintenant que je suis partie, il va bien falloir finir, et les 21 km, et les 1000m+. En gros, ça monte pendant 10 km environ, là-haut, c’est le ravito, et ensuite ça descend. Fastoche ! J’avais dit à Thierry et Seb’ de ne pas m’attendre. Faut dire qu’ils ne font qu’un pas pendant que j’en fais 2 ou 3 alors bon, la distance se creuse rapidement !

Nous continuons de monter dans les bois. Le terrain est sympa mais c’est toujours aussi dur ! Je bois des gorgées régulièrement pour ne pas avoir la sensation de soif. Purée, c’est vraiment pas terrible la boisson de l’effort !!! Je regarde ma montre. Erreur ! 3,900 km. Quoi ? A peine 4 km ?! Mais ça ne défile pas !!! Bon, t’as pas mis tes gosses en garde pour rien au lieu de profiter du WE avec eux (au fond, je sais qu’ils s’éclatent avec leurs cousines !), alors fais-le pour eux au moins ! Pour ta satisfaction personnelle et pour que ton chéri soit fier de toi. Allez hop, quelques petits raisins secs et ça repart (plus efficace qu’un Mars!). Nous traversons une petite route. Les supporters nous encouragent. Ça fait du bien ! Allez, hop, la grimpette continue. Un p’tit single permet de se délasser les jambes et de trouver une course plus ludique. Ça redonne un coup de pouce, ça me fait sourire, je m’éclate !

Ça grimpe encore…

La grimpette se poursuit. Je ne suis pas une solitaire alors j’essaie de parler avec les coureurs à côté de qui je me retrouve. Un qui est habitué des grandes distances et qui, arrivé à la soixantaine et avec des problèmes physiques naissants, fait de plus petites distances. Un autre qui court de temps en temps avec un pote et qui s’est dit que ce serait cool de faire ça ensemble. C’est sympa.

Arrivée quasi en haut : waouh !!!!!!21 Nous escaladons des petites pierres et là : trop beau
! Au milieu des ajoncs et des rochers, c’est vraiment magnifique !!!! Là, tu sais pourquoi tu te donnes du mal. La beauté des paysages n’a pas de prix (si ce n’est celui de l’effort !). La France est belle. J’en profite pour demander à un coureur de me prendre en photo pour la faire voir à Noah, mon grand. C’est marrant, tu as ceux qui s’arrêtent prendre le temps d’admirer le paysage, de prendre des photos, se poser pour boire un coup ; et ceux qui tracent. D’ailleurs, je me fais doubler par une trentaine de personnes je dirais, en l’espace de quelques minutes. J’ai une âme compétitrice au fond et là, ça me fait suer ! Et puis j’ai perdu mon pote soixantenaire !!! Allez, hop, je mets mon tel dans la poche de mon t-shirt, ce sera plus facile pour faire des photos.

La grimpette continue. Le terrain est sympa, par contre, technique, et du coup, pas trop possible d’admirer le paysage. J’entends un gars dire « 900 mètres de dénivelé ». Ah, c’est bon ça ! Bientôt le ravito ! Effectivement : nous arrivons sur une sorte de passerelle en bois à côté d’un parking où une quinzaine de spectateurs nous encouragent. Y’a même un gars qui dit « 23ème fille ». Il compte les filles lui ! Franchement, je le souligne tant que j’y pense, mais les spectateurs étaient au top !!! Qu’est-ce que ça fait du bien les encouragements. Le trail, c’est dans les jambes, mais c’est aussi dans la tête. Moi, j’entends Noah qui me dit « Allez, maman, je t’encourage ». Mais parfois, sa petite voix se perd et là, entendre des supporters réels, ça booste !

Waouh, j’aperçois le ravito !!! Je ressens un soulagement (de savoir que la grimpette est quasi terminée) et de pouvoir me ressourcer un peu. J’aperçois Michèle (vous savez, la femme de Pascal, avec qui nous sommes allés à la dégust’), je l’interpelle avec un grand smile. Je crois que je suis fière d’en être arrivée là. Dans ma tête, je m’étais dit « Arrivée au ravito, c’est gagné ! ». Je me faufile dans les fougères pour une pause pipi. Faut pas être pudique ! Je mange quelques bouts de bananes, je bois un verre d’eau claire (ça fait du bien !!!), un carré de chocolat, j’emmène une patte de fruits et hop, c’est reparti. Je serai bien restée papoter un peu mais j’ai peur de couper le rythme.

Et ça descend !

Je repars mais je suis seule. Le terrain est fait de petits singles, je m’amuse plus ! Mais la solitude me pèse. Trop habituée au sport co’ et aux entraînements en groupe. Du coup, je prends moins de plaisir que j’aurais pu compte-tenu du terrain. Quelques petites montées pour le fun ! Et beaucoup de descentes donc. C’est marrant car moi qui d’habitude m’éclate dans les descentes et va assez vite, là, je n’ai pas du tout les mêmes sensations. Avec 1000m dans les pattes, celles-ci sont plus frêles et je ne maîtrise pas aussi bien. Tant pis. Le but n’est pas de se blesser donc j’écoute mon corps et descends moins vite.

15è km. Le 2ème ravito. La fatigue physique commence à se faire sentir alors j’avale un gobelet d’eau claire, je prends une pâte de fruits « pour la route » et je repars vite fait. Les 6 derniers kilomètres passent très vite ! En fait, je cours sans me poser de question. Chaque kilomètre en plus me rapproche de l’arrivée. Je mange la poire tapée que Matt m’a donnée : hum, super bon ! Ça me fait penser aux Dragibus noirs, en moins sucré. Extra !

Bon, par contre, la fatigue physique me rattrape, mes appuis sont moins stables : les chevilles tournent de temps en temps, et à un moment : patatras, la gamelle !!! Un gars qui était dernière moi me relève aussitôt et me demande si ça va. Je confirme et hop, nous repartons.

Depuis le ravito des 10 km, il y a moins de monde je trouve. Je finis ma course tranquillou. Enfin, « tranquillou » : je m’étais dit que moins de 3 heures, ce serait top !  Et ça fait maintenant 2h17 à peu près que je cours, il reste 6 km (enfin c’est du « à peu près », je n’ai pas repris mon Garmin). Bref, je fais le calcul vite fait : c’est jouable mais faut pas chômer ! Au milieu d’un chemin, un groupe de supporters. Il y en a vraiment partout ! Hop, hop, hop, je continue, et là, nous sortons de la forêt. Ça sent bon ça ! Ah mais il fait chaud en fait !!!

Attention, j’arrive !

J’aperçois même le village maintenant. Les bruits de voix, l’ambiance se rapprochent. Et me voilà dans la dernière ligne droite (bon avec un virage quand même !). C’est marrant, les gens t’acclament comme si tu étais vainqueur ; toi tu es fier de toi alors tu as le smile jusqu’aux oreilles ; et alors tu oublies presque comment tu en as ch… lors des montées. Tu retiens : les paysages, les encouragements des supporters, la joie finale. B13335596_10209245545797157_2447883403609053003_non, c’est un peu comme un accouchement en fait : dur, dur, mais ça vaut le coup :-) ! Je passe la ligne d’arrivée. Nous avons même une rose, très girly !

Je retrouve Thierry et Seb. Un p’tit check de la victoire ! Nous échangeons sur nos impressions : ça grimpait, ça c’est sûr. C’est beau, ça, c’est sûr. Et les supporters sont géniaux ! Thierry finit en 2h42 et Seb en 2h3.

Un gars s’approche de nous avec sa cam’ pour recueillir nos impressions. C’est un coureur et nous verrons plus tard sa superbe vidéo du piltrail.

Je mange et bois. Je bois beaucoup d’ailleurs ! Un peu d’étirements et puis à l’unanimité, notre corps réclame une douche et des vêtements secs et amples !

Après l’effort, le réconfort

Les fameuses douches sous chapiteau, c’est assez fun. Il y a un côté « filles », un côté « gars ». A l’intérieur, 3 sortes de « tuyaux d’arrosage ». L’eau est froide, enfin, c’est pas maintenant que je vais faire ma chochotte. Hey, je viens d’avaler 21 km et 1000 m+. Balaise la meuf !!! Purée, que c’est bon de se doucher ! Comme je suis un boulet, j’ai oublié mon pantalon de jogging dans la voiture : obligée de mettre un short compressif. Pas le plus à l’aise !

Les gars m’attendent et nous allons manger. C’est « paella party ». Il y a des tables dressées sous des chapiteaux mais nous décidons de nous poser sur un banc près de l’arrivée pour voir Matt et Vincent lorsqu’ils franchiront la ligne.

Le temps passe. Toujours rien. Puis nous voyons Vincent arriver. Il a le smile. Moi un peu moins car je trouve bizarre que Matt ne soit pas avec lui comme ils préparaient l’UTPMA et donc devaient être ensemble. Il est content de sa course et explique que Matt a eu une petite douleur au genou. Il arrivera un quart d’heure après. Et à peu près en forme. Nous parlons de nos parcours respectifs. Les gars se douchent et mangent. Nous retrouvons Fifi et Pascal et échangeons sur ce WE.

Back home

Une petite photo vite fait avec nos copains du WE, puis il est temps de reprendre la rou
te car ce sont quand même 5 heures qui nous attendent.
Enfin, surtout Thierry car 7d6362db-55d9-4611-9f01-5734227e85b0c’est lui le chauffeur (merci !!!). Je suis fatiguée mais trop énervée pour dormir.

Arrivée at home vers 22h. La sœur de Matt est là. Un bisou aux loulous, un rangement vite fait des affaires et hop, au lit. La tête et le corps pleins de souvenirs de ce chouette WE !!!

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5 réflexions au sujet de « TRAIL | (Pila)trail un jour, (pila)trail toujours !!! »

  1. Merci pour ton article qui me rappelle d’excellents souvenirs ! J’ai un regret en fait… de ne pas avoir couru ensemble tous les 3… quand on voit les écarts somme toute pas enormes ! J’essaierai la prochaine fois de jouer plus collectif! Le trail c’est aussi ça…

  2. Une belle réussite et une belle aventure ce premier Trail ! Ton coach doit être fier de toi :-) … Bravo car le défi était plutôt élevé pour une première et tu l’as relevé avec brio : 22ème féminine sur 83 et 290ème sur 473 au scratch… ça promet !

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