TRAIL | l’UTPMA ou comment finir à boue !

  • NOM DE L’ÉPREUVE : Ultra Trail du Puy Mary (UTPMA)
  • TYPE D’ÉPREUVE :  Ultra Trail
  • DISTANCE : 110 km et 5500 m de D+
  • DATE : Samedi 18 Juin
  • LIEU : Aurillac (15)
  • TARIF :  80 €
  • MÉTÉO : Pluvieux, brumeux, boueux… conditions difficiles…
  • PARTICIPANTS : Vincent, Jean-Marie et Matthieu
  • PHOTOS : Site UTPMA
  • RÉSULTATS :  Site UTPMA

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VENDREDI 17 JUIN – Nous voici en route pour Aurillac ; une petite pause repas au Kyriad de Limoges et nous arrivons en milieu d’après-midi. Nous récupérons nos dossards et allons réserver un emplacement au camping… Enfin, vu la météo, nous dormirons dans le camion avec Vincent et Jean-Marie utilisera son lit de pécheur dans la salle car après un test lors de la sieste, l’étanchéité n’est pas au rendez-vous !

Retour à Aurillac centre pour la Pasta Party, pour préparer nos affaires et refaire une petite sieste avant le départ. Jean-Marie prend conscience que parmi ses nombreux sacs, il a oublié son sac à dos de Trail, ses bâtons, sa veste imperméable et d’autres bricoles… Résultat : il rachète un sac à dos, des bâtons et une veste imperméable au stand « INTERSPORT » présent sur le site de départ. Mais ce n’est clairement pas l’idéal de ne pas avoir son matériel… Il fera avec !

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Un petit stand « Intersport », ça dépanne lorsqu’on a oublié des affaires…

19h : Nous allons à la Pasta Party prendre des forces et Jacky, un copain creusois, nous rejoint et nous fait part de ses expériences et mésaventures en Ultra… Toujours aussi bavard Jacky !

23h40 : Nous nous dirigeons vers la zone de départ. Jean-marie récupère in-extrémiste une couverture de survie, le sésame pour pouvoir prendre le départ.

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Les quelques minutes précédant le départ…

SAMEDI 18 JUIN – 00h01 – Le départ est donné de la place des Carmes. Nous traversons tranquillement la ville pour gagner les hauteurs et commencer les choses sérieuses.

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C’est parti pour quelques heures de ballade !

Les premiers chemins donnent le ton avec beaucoup d’eau et de boue… Ça promet ! Même si chacun essaie tant bien que mal de garder les pieds au secs le plus longtemps possible.

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Jean-Marie, avec sa panoplie toute neuve !

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Ca déroule sur les premiers kilomètres !

RAVITO 1 – VELZIC – 02h38 – 17,5 km

Pas de grosses difficultés sur ce début de parcours : nous progressons doucement mais sûrement pour atteindre le premier ravitaillement. Surprise en arrivant : c’est Disco party !!! Musique à fond, tenue fluo et perruque top moumoute… ça réveille !

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1er ravito à Velzic… grosse fiesta !

Nous repartons et là, c’est plus la même histoire. La pente devient plus raide et surtout les conditions se dégradent : nuit, brouillard épais, pluie et boue. Chacun s’enferme dans sa bulle, la capuche sur la tête et la concentration pour se frayer un chemin dans ce bourbier. Nous devinons un passage sur des crêtes mais la visibilité reste très limitée et les pierres glissantes occasionnent quelques glissades en contre-bas pour certains…

RAVITO 2 – COL DU PERTHUS – 06h15 – 34 km

Nous arrivons au ravito 2 qui fait du bien après ce passage éprouvant. Le jour essaie de prendre le dessus sur la nuit mais timidement au milieu de la grisaille. Jean-Marie se plaint d’une douleur à la cheville et le départ du ravitaillement nous oblige à nous séparer afin de le laisser progresser lentement et voir si la douleur perdure… Il abandonnera au 38ème kilomètre pour cause de tendinite, une sage décision pour ne pas aggraver les choses.

Nous plongeons jusqu’au village Les Chazes (1033 m) et commençons l’ascension vers le Lioran. Au vu des conditions météo, nous ne montrons pas au Plomb du Cantal mais l’ascension droit dans le pentu sur les pistes de ski de la station est suffisamment éprouvante. Nous cherchons où poser les pieds et levons la tête pour en voir la fin mais la montée est interminable… Nous arrivons enfin en haut et redescendons vers la station du Lioran pour le ravito 3 par une piste sans boue… génial !

RAVITO 3 – LE LIORAN – 09h30 – 51 km

Chaque ravito est un réconfort : soupe chaude, fromage, jambon, pain… nous permettent de varier les plaisirs et de reprendre des forces. Nous restons moins de 10 minutes pour ne pas nous refroidir. Vincent manque de se blesser un repartant sur une passerelle en bois, une planche « pourrie » se casse sur son passage et le fait chuter lourdement… Les pierres glissantes du parcours semblent moins dangereuses !

C’est reparti pour une grosse ascension en direction du Puy Mary. Nous prenons un bon rythme dans les montées. Le tracé, à flan de montagne, est vraiment sympa. Le temps est changeant mais nous laisse tranquille par moment sans pour autant nous faire profiter des paysages magnifiques. Nous faisons un peu d’escalade au passage de la Brèche de Rolland qui devient un vrai défi avec la fatigue et les pierres mouillées.

Nous voici enfin en haut du Puy Mary (1783 m) mais nous ne nous attardons pas car le temps est  très mauvais. Nous redescendons par les marches menant au parking du Pas de Peyrol.

RAVITO 4 – LE PAS DE PEYROL – 12h30 – 61 km

3 heures pour faire 10 km et arriver à ce ravitaillement en eau ! La forme physique est plutôt bonne mais une fatigue plus générale se fait sentir avec le manque de sommeil.

Nous repartons pour une des parties les plus pénibles du parcours, un single en dévers, très humide, ne permettant pas de bien progresser. La bonne surprise après 2 km de galère : un ravitaillement du 45 km est resté installé et nous permet de trouver un peu de réconfort. La suite est pas mal non plus avec une belle ascension vers le Puy Chavaroche (1739 m). La pluie et le vent plaquent nos capuches sur nos visages et la visibilité ne nous aide pas à progresser dans cette descente boueuse et technique.

RAVITO 5 – MANDAILLES – 14h50 – 70 km

2h20 pour 9 km… Nous progressons lentement mais le rythme reste correct. Arrivée au village de Mandailles… sous le soleil ! Vincent n’est pas en grande forme car il n’arrive pas à bien s’alimenter correctement. En même temps, nous avons 70 km dans les jambes et presque 15h de course. Une dernière grosse difficulté nous attend. La boue est toujours très présente mais la petite éclaircie fait du bien. Malheureusement, en arrivant en haut de l’ascension, les organisateurs nous annoncent encore 35 km alors que ma montre et celle d’un collègue donnent 80 km… Cela finit de nous saper le peu de moral restant et nous décidons avec Vincent de finir en marchant, non pas que les jambes ne suivent plus, mais l’envie de courir n’est plus là. De tout façon, notre avance confortable sur les barrières horaires nous permet de relâcher.

Nous avons un très beau passage auprès de la Jordanne avec des passerelles, ponts suspendus et passages dans l’eau nous faisant traverser plusieurs fois ce cours d’eau bien agité !

RAVITO 6 – LASCELLE – 19h03 – 86 km

La dernière grande descente est dernière nous. Ce ravitaillement nous rapproche de la fin même si les 20 km restant au rythme de marche nous annoncent encore plus de 4h avant de passer la ligne d’arrivée.

Nous retrouvons Jean-Claude du club de Saumur à ce ravitaillement. Il est complètement épuisé et, malgré nos encouragements à venir « marcher » avec nous, il abandonnera.

Les petites bosses sont moins longues mais toujours difficiles et les descentes boueuses. Les derniers kilomètres sont interminables…

RAVITO 7 – ST SIMON – 21h52 – 98 km

Dernier ravitaillement. Environ 7 km « roulants » comme dit l’organisation… Mes pieds sont douloureux, des ampoules se sont invitées à la fête avec les frottements du sable accumulé par les passages boueux. Je profite des flaques d’eau pour les refroidir un peu et apporter un peu de répit sur quelques mètres.

Les derniers kilomètres sont à l’image de la course : boueux ! Un long passage dans un champ à vache avec la frontale en mode « éco » – et oui, vu l’heure nous avons rallumé nos lumières – est très glissant, surtout après le passage de toutes les courses.

Nous sortons des derniers chemins. Nous sommes soulagés de trouver du bitume et nous descendons vers Aurillac toujours en marchant. La ligne d’arrivée est au bout de la ligne droite. Les quelques personnes présentes nous félicitent et Jean-Marie est posté pour nous accueillir.

ARRIVÉE – AURILLAC – 23h39 – 110 km

Et voilà c’est terminé. Nous sommes fatigués mais pas exténués, notre final en marchant nous a sûrement permis de rester plutôt « frais » à l’arrivée. Plus de 40 % d’abandons, ce qui devrait rendre notre arrivée encore plus belle mais je reste sur ma fin, déçu de ne pas avoir pris plus de plaisir dans les chemins, de ne pas avoir profiter des paysages aux plus hauts sommets… Mais c’est le risque sur ce type d’épreuve et jusqu’à maintenant « Dame Nature » nous avez laissé tranquille…

Après avoir mangé un bon repas chaud, nous regagnons le camping pour une nuit bien méritée. Juste avant, une douche habillée nous permet de nous séparer de la boue et de nous refaire une santé. La démarche est lente mais nous avons connu pire en termes de courbatures ! Je ne demande pas mon reste pour m’endormir dans le camion, sur mon sleep’in bed dégonflé dans lequel je vais passer une très bonne nuit…

DIMANCHE 19 JUIN

Nous repartons après avoir sympathisé avec les coureurs du L’EGRAYS CLUB, un club du 79 qui est intéressé pour participer à notre Week-end Sport Nature. Pose fromage à un petit marché local et gros resto à Tulle pour reprendre les plus de 10 000 calories perdues la veille ! Nous retrouvons Jean-Claude du CAPS et sa femme avec qui nous échangeons sur nos différentes organisations (Saumur’ban Trail pour eux) et aux projets de sorties communes à prévoir à l’avenir…

Retour en terre Bourgueilloise vers 19h30… avec un peu de marge pour voir le match de foot (France – Suisse, EURO ) !!!

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